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Biographie


 1929 Passe son baccalauréat à Esch-Alzette, Luxembourg.
 1929-33  Etudes: Sorbonne, Institut d’Art et d’Archéologie, Ecole des Beaux – Arts de Paris ; Université de Munich, Académie de Düsseldorf, élève de Paul Klee et « Meisterschüler » de Oskar Moll.
 1933-34  Professeur-stagiaire dans l’éducation artistique au Lycée de Garçons à Esch-sur-Alzette.
 1933 Luxembourg : participe avec des œuvres abstraites à la 2e Exposition nationale à Esch-Alzette et à la Galerie Wierschem, Luxembourg.
 1934 Luxembourg : expose des œuvres abstraites au CAL (les œuvres seront fortement endommagées).
 1935 Médaille d’or à l’Exposition Universelle de Bruxelles pour des oeuvres abstraites.
 1934-36 Peintre indépendant au Luxembourg. Membre actif du groupe international « abstraction-création » avec siège à Paris. Premier peintre abstrait luxembourgeois.
 1935-38 Luxembourg : travaille dans la publicité.
 1936-43 Luxembourg : retour dans l’enseignement secondaire où il devient professeur d’éducation artistique.
 1937  Participe à l’exposition « l’Art Mural » pendant l’Exposition Universelle à Paris avec une première peinture « murale » abstraite incluant des moyens anti-picturaux.
 1937 Niederkorn / Luxembourg: 26 juillet; décès de Jean Kerg, père de Théo Kerg.
 1939 New York: juin; Exposition Universelle et Internationale; Théo Kerg participe à la réalisation d’un grand panneau relief publicitaire de 80 m2 sur l’économie au Luxembourg.
 1940-44 Sous l’occupation allemande il doit reprendre la manière figurative de peindre.
 1940 Lodève / Hérault / France: 29 juin; Théo Kerg se marie avec Catherine Vaccaroli.
 1941 Esch-Alzette: 29 septembre; naissance de Vanna, fille de Théo Kerg et de Catherine Vaccaroli.
1942  Le 6 septembre Théo Kerg écrit une lettre de protestation au « Chef der Zivilverwaltung » contre le comportement de son directeur allemand pendant la grève des étudiants début septembre. Suite à cette lettre le nom de Théo Kerg figure sur une liste, du 18 septembre, du personnel enseignant devant être déporté vers l’Allemagne. Son nom figure également sur une autre liste, du 16 octobre, du personnel enseignant devant être déporté vers L’Allemagne centrale.
 1943 Le 3 juillet Théo Kerg écrit sa troisième demande démission de son poste de professeur de dessin. Son certificat de licenciement est signé par l’occupant le 3 août.
Luxembourg-Ville: le 19 juillet, naissance de Carlo, fils de Théo Kerg et de Catherine Vaccaroli.
 1943-44 Artiste peintre indépendant au Luxembourg.
 1944 Le 30/31 mars Théo Kerg est évincé de la « Landeskulturkammer ». Ses 56 œuvres sont décrochées des cimaises de la première « Frühjahrsausstellung moselländischer Künstler », devant se tenir au « Kunsthaus Luxemburg » du 2 avril au 7 mai.
 1944 A partir du 14 septembre 1944 au 7 janvier 1946, quinze mois d’arrestation préventive sans aucun jugement; illégale par rapport à l’ordonnance parue au Mémorial no.2 du 14 .09.1944, signée par le Major G. Schommer, Chef de Mission pour les Affaires Civiles du Gouvernement grand-ducal.
 1946 Pendant huit mois, de janvier à septembre, Théo Kerg est astreint au service de travaille pour la reconstruction du nord de son pays, sans aucun jugement.
 1946 Le 21 septembre Théo Kerg quitte le Luxembourg en toute liberté avec un nouveau passeport pour émigrer vers le Venezuela, mais s’arrête à Paris et s’y installe définitivement.
1947  Au mois de mars il participe au Salon des Indépendants avec une huile sur toile intitulée « Hommage à Federico Garcia Lorca ». L’œuvre thématise le poème « Romance de la luna, luna ».
 1947 Le 10 décembre parution, à Genève (Imprimerie Kundig) et à Porrentruy (Editeurs : Les Portes de France), du livre de Paul Eluard « Dignes de vivre » avec 20 bois gravés de Théo Kerg.
1947  Le 20 décembre, première exposition personnelle à la Galerie Bellechasse 266, Bvd. St. Germain avec 40 lithographies récentes ; thèmes : trois villes suisses, Berne, Bâle, Fribourg et autour de Notre Dame de Paris.
1948 Donne des cours de peinture au Louvre, le matin de 10°° à 12°° heures.
1948   En avril, exposition des dessins de Paul Valery à la Galerie Bellechasse ainsi que 10 lithographies de Théo Kerg inspirées du poème « Le Cimetière marin » de Paul Valery. C’est un poème de 24 sizains sur la condition mortelle de l’homme. Paul Valery repose au Cimetière Marin de Sète.
1948 Luxembourg : 14 décembre ; vu ses moyens financiers limités, Théo Kerg accepte en bloc la proposition du Tribunal spécial en exécution d’une procédure sommaire. Il n’a pas besoin d’entamer la peine privative de liberté de 10 mois, avec effet rétroactif au 10.09.44, proposée par le « Tribunal spécial sommaire », vu son arrestation préventive de 15 mois et ses 8 mois d’astreinte au travail de la reconstruction du nord du pays déjà acquittés. Pour les 5 mois et 8 mois acquittés en trop, il n’y aura ni excuses, ni de dédommagement.
1948-49 Fait le portrait de toute une série de poètes de l’Ecole de Rochefort.
1949 Le 15 mars vernissage de la première exposition de peintures à l’huile dans une galerie parisienne, la Galerie Bellechasse. Cette exposition s’appelle « Genèse d’une Œuvre » et montre des tableaux avec des sujets marins de Douarnenez et de Collioure.
1949 Participe à une première exposition collective dans un musée, le Musée Réattu à Arles. Une œuvre de Théo Kerg, la fille au chapeau bleu, entre dans la collection du Musée Réattu.
1949 La maison Hachette diffuse les lithos de Théo Kerg avec comme motif Notre-Dame de Paris.
1949 Fait la connaissance du poète et écrivain Pierre Garnier, promoteur de la poésie spatialiste. Cette amitié durera toute une vie.
1950 Du 25 avril au 27 mai, deuxième exposition de peintures à l’huile à la Galerie Bellechasse à Paris.
1950 Le 25 mai Louis le Cunff publie le recueil de poèmes : « Aux Cent Routes Du Ponant »aux Editions de la Dernière Chance à Paris. Cent exemplaires comportent 6 lithographies originales de Théo Kerg. Un chapitre de ce recueil est intitulé : Tours de feu. Ce sont les grandes tours d’Enez Eussa et la Tour des Grands Cardinaux. Pendant cette année Théo Kerg peint une grande huile sur toile intitulée »Tours de feu » (195 x 130 cm). Elle se trouve aujourd’hui au Musée Théo Kerg à Schriesheim en Allemagne.
1950 Luxembourg : 27 juin ; la 10e Commission d’enquête en matière d’épuration administrative inflige à Théo Kerg, en l’absence de celui-ci, un blâme public, une amende de 20.000, frs, une interdiction d’exercer, au Luxembourg, toute activité artistique ou littéraire et de donner une publicité quelconque aux œuvres provenant de cette activité pour une durée de 20 ans à partir du 10.09.1944.
1950-51 Théo Kerg expose au Danemark, à Aarhus et à Copenhague.
1951 En février-mars, exposition personnelle à la Galerie Drouant-David à Paris.
1951 En mars, devient correspondant parisien de la revue artistique « Numero » de Fiamma Vigo à Florence.
1951 Est membre du groupe « Graphies » à Paris qui expose du 12 avril au 5 mai à la Galerie Nina Dausset 19, rue du Dragon à Paris (6e).
1951 Expose à Amsterdam à la Galerie van Lier du 2 juin au 23 juin. Un tableau entre dans la collection du musée de la ville.
1951 Musée Réattu à Arles, première exposition personnelle dans un musée. Le critique d’art J. Latour écrit : « Un des jeunes représentants les plus qualifiés de l’Ecole de Paris d’après guerre ».
1951 Du 27 octobre au 9 novembre, exposition personnelle à la Galleria del Naviglio à Milan.
1951 Novembre, exposition à la « Biennale Internazionale d’Arte marinara » de Gênes où il reçoit le premier prix, section « Bianco et Nero ».
1951 Milan 26 novembre. Dix sept jours après l’exposition Théo Kerg, Lucio Fontana présente son « Manifesto dell’Arte Spaziale » à la Galleria del Naviglio. (Ouvrir l’espace de représentation vers une nouvelle dimension). Théo Kerg trouvera le chemin vers son « spatialisme » à partir de 1956 / 57.
1952 Mois de mars, exposition avec le groupe « Graphies » à la librairie Didier à Nancy. C’est la dernière exposition de ce groupe crée en 1949. L’invité d’honneur est Pablo Picasso avec plusieurs œuvres.
1952 New-York, Galerie Wildenstein. Théo Kerg reçoit un des 14 Prix Hallmark. Les 100 aquarelles des artistes sélectionnés sont exposées dans 9 Musées des Etats-Unis.
1952 Octobre-novembre, exposition personnelle à la Galerie Craven 5, rue des Beaux -Arts à Paris.
1952 Octobre-novembre, exposition personnelle à la Galerie Georges de Braux à Philadelphie.
1953 Noceto /Parma, Italie ; Exposition Internationale, 2e prix pour étrangers du « Prix San Martino».
1953 En octobre Théo Kerg devient propriétaire d’un logement avec atelier au 203, rue St- Honoré, Paris Ier, escalier B, 3e et 4e étage.
1954 Peint un tableau intitulé « aéroport » huile sur toile, 81 x 100 cm. L’architecture représentée, c.à d. l’avion, est détaché de l’horizon ; il est dans l’espace.
1954 Du 2 février au 20 février participe à l’exposition d’estampes « Confrontation » à la Galerie Bellechasse avec la participation, entre autres, de Braque, Chagall, Hayter, Théo Kerg, Klee, Manessier, Matisse, Miro, Picasso, Rouault, Villon.
1954  Le 26 décembre, décès de la mère de Théo Kerg à Niederkorn au Luxembourg.
1955   Luxembourg : vote de la Loi du 12 janvier 1955 qui accorde l’amnistie pour toutes les infractions mineures contre la sûreté extérieure de l’Etat. Amnistie pour Théo Kerg concernant la décision de la Chambre du conseil du tribunal spécial du 14 décembre 1948.
1955   Paris : Grand Palais. Participe au Salon et reçoit le Prix “Un ami des Artistes“, de la Société Nationale des Beaux Arts.
1955   Paris : l’Ambassadeur du Luxembourg à Paris, Monsieur Robert ALS, ancien Ministre de l’Epuration, demande à Théo Kerg de représenter le Luxembourg à l’exposition de l’UNESCO au Petit Palais à Paris. Il visite l’atelier de l’artiste avec d’autres membres de l’Ambassade.
1955   Paris : Léopold Sédar Senghor (1906-2001), poète et homme d’Etat sénégalais, rend visite à Théo Kerg dans son atelier. C’est le début d’une longue amitié entre le poète et l’artiste. Certaines œuvres trouvent le chemin de la collection du poète. Théo Kerg fait le portrait de Léopold Sédar Senghor qui, à ce moment, est Secrétaire d’Etat au cabinet d’Edgar Faure (1955-1956).
1956   Première exposition itinérante dans des musées en Allemagne (œuvres de 1949-1956) : Musée de la Ville de Wuppertal ; Kunstverein à Mannheim ; Kunstverein à Cologne ; Galerie Hanna Bekker vom Rath, Francfort ; Société Overbeck, Lübeck. Exposition personnelle à Lausanne, Galerie Maurice Bridel + Nane Cailler ; à Paris, Galerie Bellechasse.
1956  Paris : Salon de la Marine 1955-56, distinction avec « Félicitation du jury ».
1956   Moscou : 30 janvier ; le conseil des ministres russe autorise le lancement d’un satellite. Le premier satellite russe »Spoutnik 1 » sera lancé de la base de Baïkonour en octobre 1957. La terre rentre dans l’âge cosmique.
1956   New-York, participe à une exposition de groupe à la Feigl Gallery . Participent également à cette exposition, entre autres : Albers, Baumeister, Max Ernst, Marini, Miro, Pollock, Soulage et Paul Klee.
1956-57   Paris : premier tableau tactiliste. (tactilisme= animation de la matière). Selon l’éclairage des formes, le rythme, l’atmosphère, le langage du tableau, tout change. Inclusion de matériaux non picturaux dans l’œuvre, l’espace est envahit. L’idée du mur de 1937 est reprise. Cette recherche d’un nouveau langage personnel pour désigner son temps aboutira dans sa première exposition tactiliste
 1957  Reggio Emilia: Médaille d’or à la “ VIe Mostra Nazionale del Disegno e del Incisione”.
 1957  Ministère des Affaires Culturelles; reçoit le « Prix pour la France ».
 1957  Paris : Comédie Française ; crée les costumes pour « Phèdre » de Racine.
1957   Kassel : première période d’enseignement dans une académie. Devient Professeur invité à la „Staatliche Werkkunstschule Kassel“. (Ecole des arts appliqués de l’Etat à Kassel).
1958   St. Jean Cap-Ferrat : le 22 avril Jean Cocteau écrit à Théo Kerg: «  Mettre de la nuit en plein jour. Voilà notre métier. Et c’est ce noble artisan de ce métier là que je salue en vous affectueusement. »
 1958  Bruxelles : exposition personnelle, reçoit le Prix de la Critique Belge.
 1958  Paris : Salon de la Marine, reçoit une « Mention »  du Secrétariat de l’Etat à la Marine.
 1959 Allemagne : première commande de vitraux et sculptures pour l’église de Neckarhausen.
1959   Paris : 3 novembre – 30 novembre ; première exposition tactiliste de Théo Kerg « Tactilisme lunaire et terrestre » à la Galerie Bellechasse, 266, bd St-Germain. Des structures préfabriquées alternent avec des structures libres. Utilisation expressive de la matière picturale et de matériaux hétérogènes. Dix ans plus tard, le 20 juillet 1969, au cours de la mission Apollo 11, les astronautes Armstrong et Aldrin marcheront sur la lune.
1959   Milano : Lucio Fontana, artiste spatialiste italien (1899-1968) écrit le 23 novembre à Théo Kerg : « Cher ami Théo Kerg, j’ai reçu votre gentille lettre et le catalogue. C’est dommage que je ne peux pas écrire en français. Vos œuvres sont très impressionnantes. J’espère de vous voir à Paris et nous parlerons de notre problème de l’art. Merci pour votre sympathie pour moi, à bientôt et beaucoup de souvenir. Votre Fontana ». Fontana parle du catalogue de l’exposition » Tactilisme lunaire etterrestre » qui se tient à ce moment à la Galerie Bellechasse à Paris.
1959  Paris : sortie du film de Jean Baudez « Théo Kerg à Collioure ».
1959  Puteaux / Paris : Théo Kerg et le photographe Romain Urhausen rendent visite à Jacques Villon (1875-1963) dans son atelier à Puteaux. Jacques Villon est le frère de Marcel Duchamp.
1960  Paris : 3 janvier ; le peintre et sculpteur Jean Dubuffet (1901-1985) écrit à Théo Kerg : «  Mon cher Kerg, Merci de votre très aimable lettre et du catalogue porteur des fort belles photographies de vos travaux qui me paraissent très intéressants et excitants, s’exerçant à ce que je ressens dans un sens qui est aussi celui de mes propres peintures ou du moins de certaines d’entre elles… J’aimerais beaucoup aller vous voir et parler avec vous plus longuement que je n’ai pu le faire lors de notre courte rencontre à l’inauguration de l’exposition du Musée des Arts Décoratifs mais ce ne m’est pas possible pour le moment… »
1963-65   Kassel : deuxième période d’enseignement dans une académie à la« Werkkunstschule  Kassel », du 1.2.63 au 09.30.65, dans le cadre des échanges franco-allemands.
1963   Stolberg /Rheinland : Le peintre allemand K.F. Dahmen écrit le 7 février à Théo Kerg :« Lieber Théo Kerg : Für die Ausstellung in Remscheid wünsche ich ihnen viel Erfolg….Der Katalog ist sehr schön ! Und ein hervorragender Text, könnte auch für meine Malerei gelten. (Das ist aber durchaus positiv gemeint!) Ich hoffe, dass ich bald in Ihrem Atelier die Originale sehen kann………au revoir à Paris. K.F.Dahmen
1964   Remscheid : 30 avril ; Théo Kerg achève la réalisation de la façade de la pharmacie « Adlerapotheke «. Il participe au design de l’intérieur de la pharmacie et crée de nouveaux récipients en porcelaine blanche avec un nouveau graphisme pour l’écriture. Trois échantillons de ces récipients se trouvent au Musée de la Pharmacie à Heidelberg. Le 12 mai 1964 la pharmacie (propr. M. Hans Ruepp) fête ses 230 ans d’existence. Elle est spécialisée dans les plantes médicinales.
1964   Paris : 7 juillet 1964 ; le Directeur de la Galerie Louise Leiris, Daniel- Henry Kahnweiler écrit à Théo Kerg : « Soyez certain que j’irai voir votre œuvre au Musée des Arts Décoratifs ».
1964   Paris : Editions André Silvaire ; collection « Les Lettres – Poésie Nouvelle ». LaRevue du Spatialisme no 32, avec le rédacteur en chef Pierre Garnier, publie la lithographie SOLEIL créée par Théo Kerg, d’après un poème de Pierre Garnier. Elle appartient aux messages spatialistes les plus pures. SOLEIL est un hommage à Pierre Garnier.
1964   Mannheim : 30 août ; début de la construction de la morgue au cimetière principal. Le bâtiment a la forme d’un cube. Les 4 murs du cube sont des sculptures créées par Théo Kerg. Ce sont 400 m2 de murs en éléments préfabriqués de béton blanc faites avec de la pierraille de marbre de Carrare et avec des vitraux en dalles de verre coloré de Baccarat. Fin des travaux: septembre 1965.
1965  Kassel : 5 mai – 6 juin ; première exposition de l’œuvre tactiliste en Allemagne au Musée et au « Kunstverein » de Kassel, avec 12 sculptures et plus de 100 œuvres ; catalogue important ; film en couleur avec musique de Théo Kerg de la « Cosmos Filmgesellschaft ».
1965 New York: IGAS International Graphic Arts Society, II i/2 East 62nd Street, a publié la lithographie ” Soleil 2″ de Théo Kerg. Un exemplaire rejoint les cimaises de la Maison Blanche.
1966 Paris : Musée du Louvre, Pavillon Marsan ; participe à l’exposition « l’Architecte et l’Ingénieur » avec des sculptures en éléments de béton préfabriqués et dalles de verre.
1967 Paris : Editions André Silvaire, Pierre Garnier publie une chronique sur le «Spatialisme chez Théo Kerg » illustrée par 4 photos de «  TOTEMS ». Le peintre devient peintre-poète. Réintégration de la lettre, du mot en relief dans la peinture.
1967  Innsbrück : expose ses œuvres au Musée d’Innsbrück. On y trouve entre le totem « Hommage à Ezra Pound », le « Diptychon Hiroshimon » et « Le soleil noir de Hiroshima », rappelant l’explosion de la première bombe atomique. Au vernissage de l’exposition assiste la fille de l’écrivain Ezra Pound, Gräfin De Rachewilz, qui est spécialement venue de son château de Tirolo di Merano.
1967-69 Wiesloch : Eglise de la St. Trinité ; crée les vitraux et le chemin de croix.
1968  Ancona: Targa Internationale “Europa Arte”, Annuale Italiana d’Arte Grafica; Médaille d’argent.
1968   Memphis /USA, 4 avril ; Martin Luther King est tué dans un attentat. Théo Kerg lui rend hommage en créant une sculpture respectivement un environnement de 29 éléments en béton blanc avec dalles de verre bleu de Baccarat à laquelle il donne le nom : « Hommage à Martin Luther King». Cet environnement est érigé pour la durée d’une exposition dans les jardins du Palais Royal à Paris.
1969   Tremblay-Lès-Gonesse : 3 mars-7 avril ; exposition individuelle importante avec une rétrospective des dix dernières années de travail sur le Tactilisme « 10 ans de Tactilisme 1959-1969 »
1969   Paris : Prix aux Floralies Internationales dans le bois de Vincennes pour la sculpture-fontaine en polyester avec les lettres H2O. L’artiste veut rendre attentif à l’importance de l’eau dans le futur.
1970  Création de la première estampe originale au sein du groupe « Recherche et Expression » chez l’imprimeur Jack Renaud à Montfermeil, l’animateur de ce groupe.
1971  Organise 11 expositions individuelles et participe à 15 expositions de groupe et à 2 salons.
1971  Ville de Montrouge ; Médaille d’argent pour le design du verre (vitrail).
1971  Meudon ; Prix Signatures, catégorie abstraite ; Premier Prix au Centre Culturel de Meudon.
1971   Le 15 mai vernissage de l’exposition de Théo Kerg « Habiter le vitrail » au sous-sol du Pavillon 10 des Halles Baltard à Paris, à l’entrée du spectacle audio-visuel« Picasso, vous connaissez ? ».
1971  Cannes ; IVe Biennale Azuréenne de Peinture et de la Sculpture, Grand Prix de la Biennale.
1971  Dôle-du Jura : 18 décembre ; le Ministre des Affaires Culturelles Jacques Duhamel inaugure l’exposition de Théo Kerg à la MJC. Il remercie Théo Kerg d’avoir permis aux visiteurs de faire connaissance avec un art aussi nouveau et personnel.
1972  Köln-Seeberg: crée les vitraux de l’Eglise St. Marc “St. Markus Kirche “.
1972   Aix-en Provence : août, dans le texte de l’exposition « chemin d’artiste » au Palais des Congrès, on peut lire : » Adaptant son art à l’actualité, Théo Kerg, douze ans avant les photographies de la lune prises en 1968 par les cosmonautes, a préfiguré dans ses structures murales, tant en forme qu’en couleur les surfaces du satellite terrestre : Elles marqueront l’exposition intitulée « Tactilisme Lunaire et Terrestre » en 1959 à Paris, à la Galerie Bellechasse. »
1974  Munich : La maison Franz Hanfstaengel, Kunst + Verlagsanstalt, édite une reproduction en couleur du tableau « avant la naissance » de Théo Kerg.
1974  Première rétrospective en Allemagne au Kunstverein à Ludwigshafen.
1974  Romainville, Palais des fêtes, première rétrospective tactiliste en France.
1975 Musée André Malraux Le Havre ; exposition “naissance et évolution du tactilisme ” Les mots clefs sont : transparence-dynamisme-développement spatial sans limite.
1975  Luxembourg-Ville: Eglise à Fetschenhof-Cents. Théo Kerg crée 100 m2 de vitraux, le tabernacle en verre, l’autel, le baptistère en béton blanc ainsi que les chaises en métal. Fin des travaux en 1979.
1978  Dakar le 21 novembre ; le Président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor écrit une lettre au Président du Centre Georges Pompidou, Monsieur Jean Millier. Dans cette lettre il fait savoir que le Ministre des Affaires Culturelles du Luxembourg souhaiterait qu’une rétrospective des œuvres de Théo Kerg soit organisée au Centre Georges Pompidou, à la fin de 1979, à l’occasion du 25e anniversaire de la signature des accords culturels franco-luxembourgeois.
1978  Paris: décembre ; le Président du Centre Georges Pompidou à Paris, Monsieur Jean Millier, écrit à Monsieur Léopold Sédar Senghor, Président de la République du Sénégal au sujet de Théo Kerg: « Depuis l’époque où il appartenait au mouvement ” Abstraction-Création”, Théo Kerg est effectivement resté une figure importante de la vie artistique contemporaine à Paris et son œuvre a été encore remarquée lors de l’exposition itinérante organisée par les Musées de Rennes et de Caen, en 1975……..M. Kerg jouit d’une particulière estime dans notre Maison ».
1978   Mannheim : Le « Bund Deutscher Architekten » avec le « Land Baden Württemberg » décernent la distinction « Auszeichnung mit Plakette guter Bauten » à la morgue du cimetière de Mannheim où Théo Kerg a créé la façade. Elle est composée de 400 m2 d’éléments en béton constitués de marbre de Carrare et de dalles de verre.
1979  Gonderange / Luxembourg : chapelle du cimetière. Création d’un grand mur de lumière en béton et dalles de verre par Théo Kerg dans la morgue du cimetière conçue par Carlo Kerg.
1980  Paris : 18 septembre ; voyage d’études et de conférences aux USA jusqu’au 13 octobre 1980.
1981  Moutier / Suisse : Musée des Beaux-Arts, rétrospective de Théo Kerg. «Naissance et évolution du Tactilisme ». Exposition de 188 œuvres de 1950-1981. Dans les œuvres de 1950-1960 il est essentiellement question de l’abandon de la forme existante, et de la recherche d’espaces définis par des écrans lumineux superposés et juxtaposés chargés de structures très colorées de plus en plus accusées. Dans les œuvres de 1960-1980, la guerre, la destruction, les environnements, Kafka, la matière attaque et est attaquée, détruite ; Icare aux prises avec la limite de ses moyens, communications interrompues etc. A travers le « Tactilisme » des situations de notre temps apparaissent dans leur contexte négatif et avec leurs possibilités positives.
1984  Bâle : 14-18 juin, Art Basel ; exposition individuelle à la Galerie Tony Brechbühl avec des œuvres tactilistes. Les dernières œuvres (1980-1984) pourraient s’appeler, selon Beckett : FIN DE PARTIE.
1986 Luxembourg: 23 octobre; Théo Kerg divorce de sa première femme Catherine Vaccaroli. Un remariage n’est plus envisagé.
1989  Schriesheim près de Heidelberg: 9 avril ; ouverture du “Musée Théo Kerg” qui est installé dans une ancienne grange « Zehntscheune » transformée, au no. 52 Talstrasse à D-69198 Schriesheim. Sont exposés, d’après le catalogue du musée, environ 110 œuvres et objets de l’artiste.
1989 Paris : De sérieux problèmes de santé forcent Théo Kerg à vivre dans une chaise roulante.
1990  Paris : 31 mars ; Théo Kerg vend son logement avec atelier qui se trouve dans un immeuble sans ascenseur au 203, rue St.-Honoré, 3e et 4e étage. Il s’installe à la campagne à Chissey-en-Morvan, en Bourgogne.
1990 Schriesheim/Heidelberg : 11 novembre – 31 décembre ; exposition au Musée Théo Kerg,  « graphisme du livre, d’Eluard à nos jours ».
1991 Schriesheim /Heidelberg : Théo Kerg fait une ultime exposition de son vivant  au « Musée Théo Kerg », avec des dessins colorés au pinceau et au crayon.
1993 Chissey-en-Morvan/Bourgogne : 4 mars ; Théo Kerg s’éteint dans son atelier en Bourgogne. Il est enterré au cimetière de Pétange, à Luxembourg, à côté de ses parents et de ses sœurs.
1996 Du 24 avril au 24 mai, exposition de la donation des 114 œuvres graphiques de Théo Kerg à la Bibliothèque nationale de Luxembourg.
1998 Autun : Musée Rolin, du 6 juin au 14 septembre ; Grande et dernière exposition rétrospective de Théo Kerg, “Chemin d’artiste”, organisé par sa compagne Nini Krist.
2002  Luxembourg : 11 novembre ; premier site internet de Théo Kerg, www.theokerg.com est créé et mis en service par son fils Carlo Kerg.
2010  Luxembourg : 7 octobre ; le journal « Luxemburger Wort » publie dans sa partie culturelle « Die Warte » un article de trois pages « Sous les toits de Paris. Pleins feux sur Théo Kerg » de la plume du journaliste Marc Jeck. « Il y a 80 ans, l’artiste luxembourgeois fait une apparition fulgurante dans la vie culturelle parisienne ».
2011  Le 21 novembre compositeur luxembourgeois Claude Lenners compose une pièce musicale « Closed Eyes » en hommage à l’œuvre Théo Kerg. Depuis juillet 2012 cette pièce est sur youtube.
2011  Le 12 décembre 2011 Madame la Ministre de la Culture Octavie Modert écrit à Carlo Kerg, fils de Théo Kerg, « que le Musée national d’Histoire et d’Art et l’Agence luxembourgeoise d’Action culturelle sont convenus de faire une exposition rétrospective en 2013. Cette exposition permettra de présenter l’œuvre du peintre luxembourgeois Théo Kerg au grand public ».
2012  En septembre publication de la thèse de Catherine Lorent au « Kliomediaverlag Trier»  : „Die Nationalsozialistische Kunst-und Kulturpolitik im Großherzogtum Luxemburg 1934-1944“. Le nom de Théo Kerg y figure au moins sur 22 pages.
2013  Luxembourg : 28 février; à l’occasion du 20e anniversaire de la disparition de Théo Kerg, l’écrivain Félix Molitor publie dans le feuilleton culturel de ce jour « Die Warte » du journal « Luxembourger Wort » un article sur «  La signifiance dans l’œuvre de Théo Kerg ». L’article est publié en trois parties, le 28 février, le 7 mars et le 14 mars.
2013  Luxembourg : 4 mars ; il y a vingt ans Théo Kerg est décédé à Chissey-en-Morvan en Bourgogne. Le Directeur du MNHA à Luxembourg, Monsieur Michel Polfer, écrit au fils du peintre  qu’à l’occasion de la vingtième année de la mort de l’artiste luxembourgeois Théo Kerg, le Musée national d’histoire et d’art, en collaboration avec le Cercle Cité Luxembourg, organise la première exposition muséale de l’artiste au Luxembourg. L’exposition sera accompagnée d’un catalogue largement illustré et commenté… Ainsi, par des prêts provenant de musées européens, de collections privées ainsi que de la succession de l’artiste, les années 1946 à 1968 seront représentées afin de visualiser la position de Théo Kerg dans l’histoire de l’art de cette période.
  L’exposition au MNHA Luxembourg aura lieu du 14 décembre 2013 au 4 mai 2014 et l’exposition au Cercle-Cité Luxembourg du 14 décembre 2013 au 23 février 2014.
Auteur Carlo Kerg. La reproduction partielle ou entière du texte précédent nécessite l’autorisation de l’auteur: kergcarl@pt.luCette biographie de Théo Kerg n’a pas l’exigence d’être complète. Elle esquisse des grandes et petites étapes de sa vie (10.10.2013).

Pour une biographie plus complète, veuillez consultez le livre «Théo Kerg, 1909-1993, chronologie d’une vie et d’une oeuvre.»